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Lettre aux Ventabrennais: Conseil Municipal du 18 Novembre 2015

Chers Ventabrennais,

 

Lors du dernier conseil municipal, dont vous trouverez notre compte-rendu en PJ, M. le Maire a demandé en début de séance une minute de silence en hommage aux victimes des attentats du 13 Novembre. Pour compléter cet hommage, notre groupe a ensuite entonné La Marseillaise, afin d’affirmer notre solidarité par le chant de l’hymne national.

Malheureusement nous sommes au regret de constater que, malgré la dignité politique qui aurait dû se poursuivre lors ce conseil, il n’en a rien été. Il semblerait que la majorité municipale ne considère pas le conseil municipal comme un lieu d’échange et de débat sur le fond de l’action municipale. Echanger sur les dossiers, c’est accepter la contradiction et les points de vue différents. N’est ce pourtant pas un B.A BA politique ? Le climat d’apaisement et de relations constructives entre la majorité et l’opposition, proposé par la maire en mars dernier, n’est a priori plus de mise. Peut-être parce que la campagne des cantonales est finie ?

Il nous est d’autant plus difficile d’échanger sur le fond qu’il nous faut bien souvent d’abord insister pour que la forme et le simple droit à l’information soit respecté. Les exemples suivants démontrent le contexte dans lequel nos débats doivent s’inscrire…

Par exemple, lorsqu’il est fait lecture des décisions prises par le maire, l’une d’entre elle semble délibérément falsifiée parce qu’elle embarrasse le maire : il s’agissait de désigner un avocat pour défendre la commune contre Mme Bertet, l’ancienne DGS, qui réclame devant le tribunal administratif le paiement de dommages et intérêts pour préjudice subi, le maire en qualité de personne physique ayant été condamné dans cette même affaire dans la procédure privée.

Alors que, pour la première fois depuis notre élection (tout arrive, ça valait le coup d’insister !), un PV de séance, celui du conseil municipal du 24 septembre, nous avait été communiqué, nous avons voté contre ce PV. Car non seulement les commentaires censés retranscrire nos positions exprimées en séances ne tenaient pas compte des amendements déjà apportés mais surtout, ils semblaient avoir été réinterprétés par le maire. Un compte rendu n’est pas un droit de réponse !

Usant de notre pouvoir de proposition, reconnu par le code, nous avions déposé le 30 octobre, bien avant le conseil municipal, une demande d’inscription à l’ordre du jour d’une délibération sur l’attribution d’une voiture au maire, celui-ci ayant changé de véhicule sans consultation du Conseil.

Cette proposition a été ignorée, vous imaginez bien pourquoi ! Nous déplorons que nos objections en cours de débat ne reçoivent souvent aucune réponse de la part du maire, qui se contente de dire « on passe au vote » !

Nous ne reviendrons pas sur les délibérations les plus importantes de ce conseil municipal, mais sachez qu’il a été suivi d’une lettre recommandée adressée à Brigitte HERUBEL, la menaçant de poursuites pénales pour une soi-disant dénonciation calomnieuse qui résulterait des propos que nous avons tenus en conseil municipal au sujet du PADD. Nous ne sommes nullement impressionnés par cette tentative de déstabilisation qui fait suite à une main courante d’un élu de notre groupe pour menace publique et nous continuerons à faire notre travail de contre-pouvoir, indispensable au bon fonctionnement d’une démocratie.

Nous avons enfin reçu un courriel du cabinet du maire menaçant les conseillers de notre groupe d’être déclarés démissionnaires par le tribunal administratif pour non-réponse de 2 de nos élus à une demande de présence lors des élections régionales. Comment prétendre que nous ne remplissons pas nos fonctions alors que notre présence est constante lors des conseils municipaux quand en moyenne 4 à 7 conseillers de la majorité manquent régulièrement à l’appel ?

Peut-être M. Filippi est-il mécontent du contenu de notre dernier bulletin, distribué en novembre ?

Nous l’invitons à y répondre sur le fond. A en croire nos dernières entrevues, il semblerait que ce soit plutôt l’intimidation et la pression qui ait été choisie comme réponse.

Nous resterons fidèles à nous-mêmes et dans le respect des principes fondamentaux de notre démocratie, ne lui en déplaise !

 

Cordialement,

 

Les 6 conseillers du groupe Vivre à Ventabren 



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