Jump to Navigation

L'HERITIERE

NOTRE PROJET DE L’HERITIERE

Pourquoi nous ne voulons pas du projet actuel,

En quoi notre projet est différent.

Trompés par le discours mensonger du Maire sortant, qui nous accuse d’opposition systématique à tous ses projets, beaucoup de personnes que nous avons rencontrées récemment se sont étonnées du recours contre le projet actuel de l’Héritière, considérant qu’il freine un projet important pour la Commune. Nous sommes profondément attachés au cadre de vie de Ventabren. Aurions-nous dépensé plus de 12 000 € sur nos propres deniers pour faire de l'opposition systématique ?

Nous vous avons transmis récemment un mail dans lequel nous vous informions du rejet par le Tribunal Administratif de ce projet, et de l’annulation des permis accordés par la Commune à Bouygues Immobilier et Herimmo. Les juges du Tribunal administratif nous ont suivis dans leurs conclusions : il ne s’agit pas d’une opposition systématique, mais bien de la condamnation, par les habitants puis par le Tribunal Administratif, d’un ensemble de processus illégaux destinés à mettre en place à marche forcée une simple opération immobilière.

En effet, ce projet a été conçu par et pour les promoteurs, et serait néfaste pour la commune (nous allons développer ce point plus loin). Mieux vaut perdre quelques années que gâcher la chance historique (et unique, nous ne l’aurons pas deux fois) de développer un vrai cœur de ville à VENTABREN.

Nous voudrions ainsi vous rappeler que nous sommes extrêmement favorables à un projet d’envergure à l’Héritière, à la condition qu’il apporte à notre commune un nouveau cœur de village et des équipements cohérents avec un urbanisme durable, et qu’il soit mené avec la concertation et la transparence nécessaires.

LE PROJET ACTUEL EST MAL CONÇU :

Sur la démarche :

Aucune étude globale d'urbanisme n’a été réalisée, Bouygues a dessiné le quartier. Les consultations, la concertation ont été minimales, la commission extra-municipale annoncée lors de réunions publiques n’a jamais vu le jour. L’information s’est limitée à une jolie maquette, à une vidéo squelettique sur le site INTERNET de la Mairie.

Sur le fond :

  • Les dessertes routières de ce nouveau quartier n’ont pas été dimensionnées ou aménagées en conséquence : il est prévu 250 logements, soit sans doute 300 voitures à 400 voitures supplémentaires. Où sont les parkings publics, où sont les accès, comment la D10 au sud et la Route de COUDOUX au Nord peut-elle supporter cet afflux supplémentaire, alimenté encore par les parents de l’école, les clients des magasins, etc…
  • Sans révision préalable du PLU, la loi Barnier doit être respectée, gelant toute construction sur une bande de 75 mètres de large, prévue dans le projet en strict bassin de rétention d’eaux, solution retenue par facilité,
  • La visibilité des magasins, boutiques, services divers est faible (merlon le long de la D10), et sans accès facile et parkings publics suffisants, leur viabilité est douteuse,
  • Le projet ne prévoit pas de services publics en dehors de l’école (sous-dimensionnée et contestée par le TA et les Parents d’Elèves), pas d’espace vert, pas d’équipement associatif, culturel ou sportif, aucun espace de rassemblement, de contact, d’activités partagées,
  • La volonté affichée à la conception du projet, de créer une mixité intergénérationnelle et sociale, n'est pas respectée : la maison de retraite a disparu du projet et les logements sociaux sont tous concentrés dans des immeubles à 2 étages entourant la place centrale,
  • Le nouveau centre de vie proposé par un promoteur n’est que « l’espace de dégagement » des 3 ensembles d’habitation,
  • Les modes de déplacements doux y sont très modestes et bien peu incitatifs : l'emplacement choisi pour le parking de l’école située en cul-de-sac, est une aberration en termes de desserte, il entraînerait un trafic maximum et dangereux autour de la place. La limitation de l’école à une tranche d’âge obligerait les parents à jongler entre les 2 écoles, de même horaire, s’ils ont des enfants d’âge différent.
  • La prévision d'une école exclusivement maternelle et déjà trop petite, s’il est contraignant  pour les familles, l’est également pour son fonctionnement des services associés : cantine,  garderie, ce qui de plus est contraire à toute logique tendant à limiter les déplacements motorisés.
  • Pas de production de chauffage issue des énergies renouvelables. La mise en place d'un système de chauffage collectif par le gaz, alors que les conditions étaient favorables à la géothermie, au photovoltaïque ou au solaire thermique, comme cela était précisé dans l’étude d’impact. Pour favoriser les promoteurs, le Maire sortant a fait accélérer le projet pour retenir la RT 2005 (règlement thermique à 150 KW/m2) moins contraignante financièrement pour le promoteur, alors qu'il aurait pu comme de nombreux maires anticiper la RT 2012 (nouvelles règles thermiques) applicable aujourd'hui (loi grenelle I et II),  qui rend obligatoire la  construction de logements vraiment durables à basse consommation, fixée en moyenne à 50KW/m2.
  • En synthèse, l’urbanisme de ce projet est à courte vue, sans satisfaire aux besoins réels, sans remédier aux nuisances, sans conception environnementale, sans intégration à un plan de déplacements, non intégré dans une projection à long terme à l'ensemble de territoire communal.

IL N’EST PAS GRATUIT POUR LES VENTABRENNAIS :

Le Maire avait annoncé que la réalisation du quartier de l'Héritière n’engendrerait pas de dépenses supplémentaires  à la commune. Dans les faits :

  • un budget avait été prévu pour être affecté à la SPLA (société publique locale d’aménagement), proposée comme concessionnaire du projet par le Maire,
  • Des investissements importants devaient également être réalisés pour la viabilisation et la mise en place des réseaux. Contrairement à ce qui était annoncé, l’aménageur (Bouygues Immobilier) ne devait financer que le réseau pluvial. Les réseaux « eau potable » et « eaux usées » ont commencé à être construits au printemps dernier à la charge de la commune (emprunt de 600 000 €). Il a été demandé régulièrement par les élus de l’opposition que la part afférente au projet soit imputée à l’aménageur, sans résultat.
  • Autres coûts non chiffrés : la non-prise en compte des équipements publics supplémentaires nécessaires à Ventabren (crèche, CLSH, cantine scolaire, nouveaux équipements en général) en raison de l’apport de population important en une seule fois (700 à 1 000 habitants supplémentaires dans le projet du Maire, soit jusqu’à 20 % de la population actuelle)

NOTRE PROJET POUR L’HERITIERE :

Sur la démarche :

Avant tout, la mairie doit être le vrai patron du projet. Elle doit impulser, rédiger un cahier des charges précis et strict et le faire respecter.  Ce cahier des charges devra être réalisé suite à une étude complète des impacts par une équipe : architecte et urbaniste, indépendants de tout promoteur.

Cette étude pourra être lancée sur appel d’offres dès avril 2014. Elle devra comporter des variantes pour offrir un vrai choix à la population.

L’étude sera accompagnée d’une vaste et vraie consultation de la population, anonyme, et les résultats seront également soumis à critique et remarques de la population, également sous forme anonyme.

Il y aura ensuite seulement, après élaboration et approbation par les Ventabrennais du projet définitif, consultation et négociation avec les promoteurs pour la réalisation des aménagements.

Contenu du Projet :

Le projet doit être précisé par des études sérieuses d’urbanisme. Le cahier des charges que nous avons élaboré prévoit a minima les données, équipements ou dispositifs suivants :

  • Il doit reposer sur un diagnostic précis des besoins : chiffrage précis de l’accroissement de population par tranche d’âge (crèche, maternelle, école, collège, actifs, retraités, etc…),
  • Une prévision de l’échéancier des équipements ci-dessus que l’accroissement et le type de population induira,
  • Un plan de circulation détaillé, avec les impacts sur les accès actuels (D10, avenue Charles de Gaulle…), et les mesures propres à réduire les graves risques de sécurité (traversée de la D10 vers l’école par les enfants) ou nuisances (encombrements le matin, bouchons D10…),
  •  Des négociations ambitieuses avec le Conseil Général, pour lesquelles nous avons de bons espoirs d'aboutir, seront menées pour désengorger partiellement ou totalement la RD10 et restituer l'espace aux piétons, vélos, activités de marchés, rencontres… Des aménagements parallèles (voies piétonnes, sentiers, pistes cyclables, complèteront le dispositif pour offrir une alternative à la voiture (en particulier pour accéder à l’école),
  • Les logements sociaux, indispensables, seront dispersés pour une meilleure mixité sociale. Un cahier des charges des critères d’attribution sera rédigé et s’appliquera aux nouveaux entrants,
  • Une place d’activités, avec une possibilité d’activités collectives : cinéma ou théâtre en plein air, emplacement pour journées culturelles, manifestations et stands, etc…,
  • Des magasins ou services organisés pour offrir un ensemble de services cohérents minimisant les déplacements : commerces de proximité, services municipaux, centre médical, laboratoires et pharmacie, bureau postal…
  • Un groupe scolaire, et non une école, avec une affectation des enfants en fonction de leur adresse, pour que les parents aient un seul trajet d’accompagnement (ça serait mieux en « marchant vers l’école »,  ce qui en plus minimiserait les traversées de la D10),
  • Les aires de rétention sont nécessaires, mais combien de jours d’orage avons-nous par an ? Ne pouvons-nous laisser en herbe ces aires (sans les arroser),  ou selon le coût les couvrir, pour les utiliser en parking auxiliaire ou aire de jeux pour enfants ?

EN CONCLUSION :

Le projet de création du Quartier de l'Héritière est un projet vital pour l’avenir de Ventabren, et c'est une chance historique que nous avons de pouvoir disposer d'une telle surface (14 hectares) pour y générer une nouvelle dynamique urbaine. C'est pour cela aussi que le projet doit être conçu comme le nouveau centre actif du village, avec une perspective globale à long terme, et non comme un simple quartier séparé, mal intégré au reste de Ventabren, et ne répondant pas aux attentes de la commune mais créant au contraire de nouvelles nuisances (circulation, accès D10…).

La chance extraordinaire qui est offerte à notre commune est de pouvoir construire des bâtiments neufs dans un environnement vierge pour un usage dont la commune gardera la maîtrise. La définition du quartier doit assurer sa fonction principale de centre de vie, mais aussi assurer une qualité de vie aux nouveaux Ventabrennais comme maintenir voire améliorer la qualité de vie des anciens. Elle doit inclure une intégration des concepts de développement durable, tant par l’utilisation des énergies renouvelables, que de l’intégration du quartier dans un véritable Plan de Déplacement Communal réalisé dans la concertation et la transparence.

La hiérarchie des activités, selon leur degré de contrainte (accès, horaires, fréquentation…), doit influencer le choix urbain des bâtiments, prenant également en compte la réhabilitation des bâtiments publics du vieux village vers de nouvelles affectations.

En conclusion, nous voulons :

Un projet partagé,
Un projet qui intègre la mixité sociale et humaine,
Un projet qui intègre une démarche environnementale forte,
Un projet qui met l'individu au centre du quartier,
Un projet qui laisse la voiture à sa place de parking et met au cœur de la vie les déplacements doux,

Un projet qui permet aux jeunes et moins jeunes de se loger encore et toujours à Ventabren,
Un projet qui assure une sécurité forte,
Un projet qui permet une nouvelle accessibilité aux équipements publics,
Un projet qui ouvre un nouveau groupe scolaire pratique d’accès, lieu de partage avec les seniors,
Un projet qui n’obère pas les finances de la commune,

 

UN PROJET DONT TOUS LES VENTABRENNAIS SERONT FIERS,

ET QUI AJOUTERA DE LA VALEUR AU VILLAGE.

 



Main menu 2

Dr. Radut Consulting